mardi 20 novembre 2012

Kuessipan

Ce livre est le fruit d’une rencontre improbable sur le salon « America ». Sa fougue, son enthousiasme, et sa jeunesse m’ont séduite lors de ses différentes interventions au sujet de la culture indienne qui est la sienne.

Présenté comme un roman, Kuessipan, en réalité n’en est pas un. J’ai un peu de mal à vrai dire, à bien déterminer ce qu’il est. Un ensemble de tableaux, de longueur variable, parlant de tout et de rien, des voyages intérieurs, et réels. Quelque chose dont on peut avoir du mal à s’approprier, et c’est mon cas. Pas vraiment dehors, mais pas non plus imprégnée du texte.
L’écriture est à l’image de son personnage : nerveuse, fougueuse, parfois désordonnée. Une écriture qui contient quelque chose, une écriture, et un style qui se remarquent, qui dénotent.
Mais…. Qui tout cela me laisse hélas sur ma faim. Un ouvrage trop décousu à mon goût, et dont le contenu sur la vie à la réserve aurait mérité plus de liant, plus d’unité, plus de continuité. C’est la forme en elle-même qui m’indispose, plutôt que son message, ou sa plume.
A voir donc si son prochain roman suit le même procédé, ou si au contraire il prendra la forme traditionnelle du roman.

Kuessipan, Noémie Fontaine
Mémoire d’encrier (14 Mars 2011)
115 pages


Note de l’éditeur :
Kuessipan : mot innu signifiant à toi ou à ton tour. Ce sont des lieux, des visages connus et aimés. Des chasseurs nomades. Des pêcheurs nostalgiques. Des portraits. Des vies autour de la baie qui reflète les choses de la Terre. Les lièvres. La banique. Les rituels. Les tambours en peau de caribou qui font danser les femmes. Des enfants qui grandissent. Des vieux qui regardent passer le temps. Des saumons à pêcher. Des épinettes. Des barrières visibles et invisibles. Des plaisirs éphémères. De l’alcool qui éclate les cervelles. Des souvenirs. Des voyages en train. Et surtout l’évidence que la vie est cet ensemble de morceaux à emboîter pour que naisse la symphonie.
Kuessipan est un grand roman, de ceux que l’on relit pour faire partie des hommes et des femmes qui se battent tous les matins pour être sujets de leur propre histoire.
A propos de l’auteur :
Étudiante en éducation, Naomi Fontaine à 23 ans. Innue d’Uashat, elle habite à Québec.
Kuessipan est son premier roman.

 Pour le défi d'Anne.

 

 Pour le défi d'Opaline


 Passage par le Canada durant le tour du monde initié par Helran








1 commentaire:

  1. J'avais bien aimé, ça ne m'a pas semblé si décousu que ça... mais je suis moins cartésienne que toi dans mes lectures :)

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